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Présentation de l’équipe : Paola, notre traductrice !

Découvrez Paola, cheffe de projet traduction chez Panotin

Pour débuter notre série de présentation de l’équipe, nous avons interviewé la représentante de notre pôle traduction : Paola.

Photo portrait de Paola

Peux-tu te présenter ? 

Je suis Paola, co-fondatrice de SKS Traduction, cabinet de service multilinguistique fondé en 2020. Je suis également la responsable du pôle traduction du Panotin, ma mission principale est la coordination du pôle de traduction. Avec mon équipe, nous gérons une équipe de traducteurs qui traduisent les histoires du français vers leurs langues maternelles.   

Notre pôle coopère avec le pôle auteur et le pôle enregistrement des histoires, et la coopération n’est pas que linéaire. Nous échangeons avec les auteurs en amont et nous préparons un cahier des charges à donner aux traducteurs, puis je coordonne les traducteurs (en dix langues !) et recueille les problèmes. S’il y en a, je discute avec les auteurs afin de savoir si c’est possible de changer le texte source, sinon je discute avec les traducteurs, afin de trouver des bonnes astuces pour que les problèmes ne se posent plus. 

Peux-tu nous présenter comment fonctionne la traduction des histoires chez Panotin ? 

Je reçois d’abord le texte source de l’auteur, je le transmets ensuite aux traducteurs. Ils traduisent le texte dans leurs langues maternelles avec leur propre méthode de traduction. Nous faisons régulièrement des échanges (plusieurs allers-retours) pour discuter des questions. Une fois que la traduction est terminée, je relis avec mes collègues les histoires dans les langues qu’on connait. Pour les langues que nous n’arrivons pas à réviser, par exemple le chinois, on demande aux traducteurs de nous laisser des commentaires. Cela nous aide à comprendre, je remercie nos traducteurs d’en faire. Quand il n’y a plus de questions ni de points de difficultés, on passe à l’enregistrement

Touches de clavier avec plusieurs langues et une touche traduction

Pourquoi ne travaillez-vous pas avec l’IA, Chat GPT ou Google Traduction, mais des traducteurs professionnels ? 

Les traductions automatiques d’aujourd’hui sont de plus en plus performantes. L’IA ne pose guère de problème quand il s’agit de la pure traduction, ça veut dire qu’un mot est l’équivalent d’un autre mot.  

Pour le cas de Panotin, on traduit et on adapte les histoires. Puisque l’on utilise la méthode LaFrogg, nos histoires sont composées de segments. Pour trouver l’équivalent de chaque segment, tout en gardant la beauté et la lisibilité de l’histoire, il nous faut faire un travail plus complexe. Il y a tout un travail d’adaptation, la traduction d’un nom de personnage doit correspondre à la culture cible. Nous avons besoin que les traducteurs se baignent dans l’histoire, comprennent les références culturelles pour faire de bonnes traductions qui répondent autant aux normes de LaFrogg qu’à la qualité de Panotin. Sans l’être humain, la mission me parait impossible. 

Que penses-tu de la méthode LaFrogg, en tant que traductrice professionnelle ?   

Très bien ! Non seulement pour le public qui est ciblé : les enfants, dont le temps d’attention est plus limité que les adultes, mais aussi pour le format audio. C’est moins facile pour nous de retenir une phrase en entier quand on écoute un audio long. Cette alternance bilingue me paraît plus pertinente que de juste écouter un texte dans une langue qu’on ne connaît pas. L’éveil ne peut pas se faire si l’on met un enfant dans un contexte linguistique qu’il ne connaît pas. J’approuve la méthode en tant que traductrice professionnelle.   

Icones de traduction dans différentes langues

Peux-tu nous présenter le rôle du linguiste et ton lien avec lui ?  

C’est un métier d’ingénieur, mais de la langue ! Ce pôle est le lien avec les auteurs et les traducteurs. Le linguiste doit noter la diversité linguistique des 10 langues, faire une synthèse des problèmes et trouver des solutions. Notre linguiste doit savoir identifier ces problèmes, les comprendre, et proposer des solutions, sans brider la créativité de l’auteur et du traducteur. On a besoin de garder cette liberté, cette créativité et la fantaisie pour les enfants. Il faut donc trouver cet équilibre : proposer à la fois un texte sympathique et à la fois facile à traduire en segment

Merci Paola pour avoir mis en lumière ton métier. Le métier de traducteur est essentiel pour obtenir des histoires finales compréhensibles dans toutes les langues du monde. Nous vous expliquerons dans un prochain article ce qu’est un segment et nous parlerons également du métier du linguiste !

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